17.09.2007
La jeune fille et les clones
Je viens tout juste de terminer ce très bon bouquin de David Brin (ça me rappelle que j'ai beaucoup de lacunes en SF, aïe...). On est dans le futur et les humains ont colonisé de nombreuses planètes, le vol spatial est très développé. Il y a plusieurs milliers années, la planète Stratos a été colonisée par une population composée en majorité de femmes, gouvernée par Lysos. Aujourd'hui elle a cessé toute communication avec les autres planètes.
Une société très rigide et particulière est mise en place. Les progrès scientifiques et technologiques ont permis de développer le clonage. Les femmes se reproduisent en hiver par clonage, un ensemble de clones forme un clan qui doit se spécialiser dans une activité. L'été elles s'accouplent normalement avec les hommes, naissent des fils et des filles génétiquement uniques : ce sont les vars (la science a permis le contrôle du rut des mâles, qui se produit quand est visible dans le ciel l'étoile de Wengel). Chaque fille doit se trouver une niche (activité exploitée par aucun clan) puis avoir des enfants par clonage, la survie n'étant assurée que par les clones. Pour les garçons c'est plus simple, ils ont le monopole maritime et intégreront la guilde paternelle. Cette survie assurée est un bonus pour eux par rapport aux nombreux privilèges et droits dont disposent les clones. L'été on les enferme dans des sanctuaires et on les relâche dans la nature une fois la saison du rut achevé.
L'héroïne est Maya, une jeune var qui doit se trouver une place dans la société.
La société est très bien décrite. L'héroïne tente de survivre pendant que des mouvements politiques se disputent sévèrement, les certains clans dominants complotent et on se demande comment alors que le vol spatial est si développé, la population est si retardée technologiquement.
Certaines femmes ici veulent mettre au point la parthénogénèse (en vogue chez les abeilles). Pour que l'embryon soit viable, dans le clonage, il faut un gamète mâle (sinon pas de placenta). Dans le cas de la parthénogenèse l'homme peut être définitivement supprimé ! Certains clans s'en frottent les mains...
C'est loin d'être la première fois dans des émissions socio-psycho, dans des magazines ou à la télé, où on parle d'un monde privé d'hommes, depuis de nombreux fantasmes posés par le clonage. Pourquoi garder des individus quand ils ne servent plus à rien ? Un homme ne peut pas porter d'enfant, éliminons-le de la société.
Le clonage n'est pas du tout au point, Dolly est née avec des chromosomes pas frais du tout et est morte prématurément, pour une naissance réussie il faut prélever de nombreux ovules (vous voyez beaucoup de femmes accepter de se faire taillader le ventre pour la recherche scientifique), même comme ça on s'accroche encore et on pond des articles de journaux.
Y'a 3 ans j'habitais une chambre U au Crous. Une fois à midi je mange avec 2 copines de fac, Myriam (dans la même cité U que moi) et Aurélie (qui vit avec son copain). Myriam nous parle d'une histoire d'agression sexuelle qui aurait eu lieu dans la cité (si ça avait été vraiment le cas ça aurait fait un scandale monstrueux, donc personne n'y croyait vraiment) mais l'administration a pris ça au sérieux et il est prévu que l'année d'après, on sépare garçons et filles. Ma cité doit comporter 6 bâtiments, dont un très grand, tous mixtes, à part le bâtiment des studios tout le monde est en chambres de 9m² avec sanitaires collectifs.
Là on commence à se dire « pouah c'est con », « y'aura plus que des nanas dans le bâtiment, aucun mec ! », et puis un « non, mais on va vraiment s'emmerder ! » unanime.
Or toutes les trois, on était assez différentes point de vue goût, manières de voir la société, le monde... et là on pense la même chose. C'est dire si c'est quelque chose d'universel chez les nanas ;)
17:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science fiction, actualité scientifique


