18.07.2008
Nicolas
En pharmacie et médecine, on nous qualifie souvent de tronches. Cette année était la plus dure, d'autant plus que le doyen a raccourci la période de révisions, et que je me coltinais 2 UV que j'avais pas été fichue de valider avant. Donc j'ai vraiment bossé comme une taularde en décembre et en mai. Plus que d'habitude, la famille et les amis des parents « c'est bien elle étudie votre fille, elle est intelligente... » (avec la tape sur la tête qui va avec).
Ça me rappelle un article dans une revue quand j'étais ado, où on opposait la mémoire et l'intelligence, en gros qu'est-ce qui est le plus utile pour réussir dans les études. Résultat des courses d'après la revue, c'est la mémoire.
La première année avec le concours, y'a un gros volume de cours, avec tout plein de QCM avec des détails, et les autres années même si c'est moins bébète, le volume de cours est toujours imposant.
Mais ingurgiter autant de choses avec le QI d'une huitre, ça complique l'affaire. Apprendre où sont les points d'insertion d'un muscle, le mouvement qui est produit est plus simple quand on visualise le muscle et qu'on l'imagine en train de se contracter (donc de se raccourcir).
Mon concours, je l'ai eu du second coup. Y'avait un gars, Nicolas, on a eu à peu près la même note et le même classement du premier et du second coup. Donc concours réussi, méga fête, stage pépère de 6 semaines, fin des vacances et retour à la fac (ça tombe bien en seconde années nous attendait ce cours sur les explosions mais ceci est une autre histoire). Juste avant la reprise de cours, brevet de secourisme en petits groupes, en fait un truc très simple, à noter qu'on est pas Dr Carter, le brevet de secourisme nous dit ce qu'on fait jusqu'à l'arrivée des secours. Nicolas et moi on a nos noms de familles proches dans l'ordre alphabétique, donc on s'est retrouvés dans la même salle.
La formatrice (Sonya) nous présente un cas, nous dit ce qu'on doit faire, et on s'exerce sur des mannequins (oui même pour le bouche à bouche), après elle nous évalue.
À un moment, on vois comment faire face à une plaie qui pisse le sang. En gros il faut presser fort par exemple avec un chiffon sur la plaie, sauf si présence d'un corps étranger ou artère tranchée (ça jaillit par saccades) : là il faut arrêter la circulation su sang au niveau de la racine soit du bras, soit de la jambe (presser fort en haut de l'épaule ou de l'aine). Alors Sonya prend une fille, lui met une sorte de pâte sur le bras et applique un bout de plastique comme du verre tranchant, avant de verser un liquide rouge vif. Cool à la croix rouge, en plus d'Adriana ils ont le même matériel que pour les effets spéciaux dans les films. Et elle appelle Nicolas : « tu fais quoi ? »
Nicolas prend un bout de tissus et commence à presser. On lui fait comprendre que c'est pas ce qu'il faut faire quand on a un corps étranger. On lui souffle le nom de la manœuvre adéquate. Là il capte « aaaaaaaaaaaaaaaaah », donc il commence à presser fort... au niveau de l'aine (haut de la cuisse).
Conclusion même con on eut réussir première année pharma.
15:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2008
Un Héron hardi
Je viens de recevoir mon cd d'Ubuntu !
Il est là, mais je pourrais pas y toucher avant au moins un mois (rush examesque)... Tiens, ça doit faire un an que j'ai migré et y'a encore un tas de choses à faire dessus, installer un pilote convenable (j'ai toujours pas Compiz !). Il commence à planter souvent avec tous les bidouillages faits dessus.
Pour ceux qui sont largués, Ubuntu est une distribution Linux en train de casser la baraque. Je l'avais déja vu sur chez un pote de cité U en 2005, j'ai trouvé Linux beaucoup moins repoussant que la réputation qu'il a. GNU-Linux a encore beaucoup de mal à se débarrasser de son image et pourtant Dieu qu'il a fait des progrès. J'ai eu mon PC assemblé peu après la dernière mouture de l'OS de Bilou, à ce moment là je savais pas qu'un jour je pourrais moi aussi faire ça...
Gnark (quoique je me la pète, mais sous Ubuntu Firefox et Konqueror plantent allègrement sur Youtube...)
19:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.05.2008
Culture clampesque
J'ai commencé à regarder Sailormoon il y a pas mal de temps (et arrêté : je reprendrai sûrement après les exams). C'est pas ma série préférée (y'a pire...) mais c'est une occasion de connaître la fin de ce qui me scotchait il y a pas mal de temps maintenant. L'héroïne est aussi tarte que certaines guerrières ont l'air classe (j'ai jamais vu au-delà de l'époque où elles sont 5. les révélations à venir me mettent l'eau à la bouche).
Mais surtout c'était l'occasion de connaître un peu mieux ce fameux quatuor Clamp (on aime ou on aime pas... mais ça laisse pas indifférent)... jusqu'à ce que sur Wikipedia j'apprenne que ce sont pas Clamp, l'auteur de Sailormoon ! Je théorisais déjà des rapprochements entre les poupées hantées de certains éps de SM, et le beau film de XXX Holic.
Bon ben y'a encore du boulot...
17:35 Publié dans Mangas et japanime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.05.2008
Leclerc
Elle me hante depuis 6 semaines, et elle risque de revenir sous peu. La pub de Leclerc sur les médicaments. Dès qu'elle passe, faut que je me mette à pousser plein de cris hystériques en gesticulant, ou alors c'est la grosse boule en travers de la gorge selon humeur du moment. Pourtant la première fois, je savais pas ce que c'était, j'ai toujours aimé le kitch (l'image du chimiste avec ses fioles, ça m'a toujours fait délirer).
En effet je suis étudiante en pharmacie, donc future pharmacienne, par conséquent visée en première ligne. Je vais pas m'acharner sur la firme, les pharmaciens le font déjà bien et tout a été dit. Si c'était pas Leclerc, ça aurait été Carrefour.
Donc première fois que j'ai vu cette petite saloperie, j'ai flippé ma race. Ça fait des années qu'on est prévenus que le monopole des pharmaciens est menacé (quoique... les USA sont sur le point de faire marche arrière avec les accidents qui arrivent). pour une fois je me mets à espérer que ça déteigne en Europe). La dépréciation du métier par rapport à nos études me gonfle déjà, ce gros démago en rajoute une couche.
Bref aujourd'hui, post très orienté vie et idées perso (c'était pas dans l'idée générale de mon blog). Je sais qu'on en a tous à un moment donné, des galères. Et y'en a des beaucoup plus importantes que les miennes. On a une grosse crise économique qu'on risque de se manger.
Il y a des passerelles en pharmacie-chimie-cosmétologie, une certaine chance pour moi. Mais voilà, j'ai été « fragilisée » par des problèmes comme on peut tous en rencontrer... Ce n'est que provisoire. Mais y'a quelques années par exemple, j'étais vachement plus dynamique et entreprenante. Je pourrais viser une école d'Ingénieurs mais je sais pas du tout si je suis faite pour ça, de toute façon j'aime pas manager et j'aime pas cette obligation de résultat immédiat (pas possible d'envisager du long terme). Je sais pas comment faire de la chimie avec un mininum de conscience écolo (peur que la petite boîte avec consicence se fasse bouffer tout cru). Je sais que le monde entier de l'entreprise, c'est comme ça.
Je sais qu'il y a des problèmes beaucoup plus grave que les miens... Mais aujourd'hui, j'ai envie d'être une grosse égoïste.
18:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.05.2008
OM-Bordeaux
Une Marseillaise fait part de son premier match au Vélodrome : j'étais là !
Toujours voulu assister à un match au Vélodrome. Me manquait les sous (chéros, la place) et des gens motivés pour rentabiliser l'argent dans l'assurance de passer une soirée sympa. Gagné deux places grâce à un ptit jeu sympa (un test de culture générale pour un jeu de décébrés, un comble !). Toujours eu une chance incroyable à tous les petits jeux que j'ai tentés.
Je suis pas spécialement footeuse, c'est plus une partie du folklore marseillais qui m'attire.
Je me souviens encore de l'ivresse populaire quand l'OM a remporté la ligue des champions en 1993, j'avais 8 ans...
Ai invité une copine de fac. Le stade est super grand, on sort à différentes stations de métro selon la tribune. Le club de supporters près de chez moi m'a dit « tribune Ganay : sortie Ste Marguerite » (métro aérien, un des plus beaux terminus). J'ai mis l'écharpe de l'OM que ma môman m'avait offert il y a longtemps, elle me sert juste la nuit en hiver quand je dors, à pas attraper froid. Donc en fait c'est très simple de trouver l'entrée du stade : suivre tous les gens habillés en supporters, formant d'ailleurs une foule compacte et facile à identifier même sans rien.
Il est huit heures, j'ai faim, ça tombe bien plein de baraques à sandwiches, les gens travaillent comme des dingues, doivent se faire du pognon de dingues, mon blouson Zara doit empester la friture. Je prends une part de pizza et une canette de bière, copine prend de l'Ice tea (elle avait déjà bu sa bière à midi), dingue je suis souvent la seule à boire une bière dans un groupe de filles. On commence à chercher un coin pour se caler et manger, mais toujours en avançant, résultat on se trouve devant les tourniquets d'entrée au stade (je savais qu'il fallait bouffer avant).
On a subi une fouille (je hais les fouilles), inspection de sacs, jeter de ma crème solaire si utile (peut servir de projectile : comme d'hab on trinque pour une minorité de cons violents). La canette aussi doit être jetée : donc je dois vite finir ma Kro de 33cl. Ensuite j'ai monté les escaliers. Facilement. En effet je devrais pas les monter si facilement après avoir bu 33 cl de Kro aussi vite. Purée mon organisme m'a bluffée sur ce coup-là.
Première impression : immense le stade. On le voit que vu d'au-dessus à la télé (paraît encore plus grand quand il commence à se remplir). Doit consommer beaucoup d'électricité, 2 écrans géants, une grosse sono + les lumières quand ils les ont allumées. On a vu les joueurs s'échauffer (un peu comme quand je faisais du basket). Entrée des joueurs, on fait le tifo. On a tous une feuille sous le siège, on se met debout en la brandissant, le résultat est vraiment beau (cliquez juste sur le lien en haut de l'article). Je suis pas sûre de là où j'étais, c'est juste par déduction (j'avais une feuille blanche, le gars devant une bleue, j'étais vers le fond et vers le milieu).
Le terrain fait un rectangle, Ganay c'est un des deux côtés les plus larges, autour il y a les virages. En fait, quand vous regardez un match à la télé, les supporters les plus motivés, ceux qui chantent tout le long, qui ont les fumigènes, qui sortent les banderoles : c'est les virages (je croyais être au beau milieu de ceux qui gueulent, tant pis). Les supporters bordelais étaient la tribune en face de Ganay, sans tifos ni banderoles ni chants, ça devait être un peu triste pour les joueurs bordelais (je suppose que c'est comme ça dans tous les stades).
Bon pas la peine de vous parler du déroulement du match, l'OM a perdu 1-2. J'ai gueulé, mais ce qui m'a paru bizzare c'est le « pédé » du gars à droite de moi quand l'OM a encaissé son premier but lors d'un coup franc. « Putaaaaaaaain » je veux bien mais « pédé »... C'est dégueu mais aussi signe que le gars a bien visé. Ce qui m'a déçue, c'est pas le score, mais la démotivation de l'OM vers la fin. En gros ils on foiré juste le jour où je vais les voir en direct live. D'ailleurs il y a une question que je me pose, pourquoi chaque équipe a marqué son but juste pendant les prolongations de 2-3 minutes (juste à la fin quoi) ?
Match fini, on fait tous la tronche, on s'en va. Le nombre de personnes en tout, quand on s'est retrouvés dehors : énorme. Ça sent encore les fumigènes. Copine et moi on rentre en métro : bien sûr tout est inondé par la foule, métros toutes les 5 minutes au lieu de toutes les ½ heures (avant qu'ils prolongent les horaires, c'était génial quand il y avait match au Vélodrome le soir, y'avait le métro les heures où normalement y'avait rien). Les gens se retrouvent sur le quai et montent dans les wagons.
Une rame de métro marseillais, c'est 4 wagons séparés (on peut pas passer de l'un à l'autre quand le métro roule). Donc les gens se retrouvent sur le quai, la foule est de moins en moins dense au fur et à mesure qu'on s'éloigne des escaliers & escalators, et rentrent dans les wagons quand le métro arrive. Donc les wagons les plus près des escaliers sont les plus encombrés... C'est un peu logique, mais ça leur vient pas à l'esprit de se rendre dans les wagons un poil moins éloignés quand le niveau d'entassement est déjà exceptionnel ! Wagon près de l'escalator plein à exploser, copine et moi on se dirige 3 wagons plus loin, 2 pelés 3 tondus et la plupart des places assises libres, hop le métro démarre.
21:56 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


